Aussitôt que le moribond a rendu le dernier soupir, un de ses proches s'en va en toute hâte sur une hauteur environnante, qui n'est parfois qu'une butte dans un champ voisin de la case mortuaire pour annoncer qu'un tel vient de mourir (Kubika : annoncer la mort, ce verbe s'emploie également pour désigner le chant du coq).
Détail pour le moins curieux, (…) pour se convaincre de la mort du malade, on lui met sous le nez une plante qui exhale une très mauvaise odeur et s'il ne manifeste aucun signe de répulsion, c'est que vraiment il a expiré !
R. P. M. Pauwels, Imana et le culte des mânes au Rwanda