Ils ne font un lavage complet du corps que rarement ou après un effort physique, mais se lavent régulièrement la figure, les mains et les pieds. Ils attachent beaucoup d’importance à l’hygiène des oreilles, des yeux et de la bouche. Après chaque repas, ils se nettoient les dents et se rincent la bouche. Ils ne connaissent pas l’usage du savon. Ils s’oignent le corps d’huile.*Des friandises fort appréciées sont le sel et les chenilles, qu’ils dégustent crues ou bien fumées sur des claies. Les femmes Komo aiment particulièrement les rats, les souris, les petits poissons, les crevettes, les gros coléoptères et les petits serpents.Ils n’ont pas d’heures fixes pour les repas, car ils mangent continuellement.*L’imposition du nom entraîne également tout un rituel. Le jour prévu pour la cérémonie, le grand’père paternel entre dans la hutte et asperge d’eau sa belle-fille ; puis il en sort, la maman suit avec son bébé et se tient sur le seuil avec son mari.Le grand’père arrache un peu d’herbe sèche du toit et la brûle sur un tesson de poterie. Il mélange aux cendres de l’huile de ricin ou du beurre, il en oint le père, la mère et le nouveau-né, sur le front, la poitrine, une main et un pied. Ensuite, il bénit le bébé en crachant sur le front et la poitrine et lui donne un nom, qui d’habitude se rapporte aux événements qui se sont passés le jour de la naissance.*Parce qu’elles le croient nécessaire à la croissance de leur enfant, les femmes enceintes Komo mangent de la terre.
Huguette van Geluwe, Les Bira et les peuplades limitrophes