Lorsqu’un homme désire divorcer, il le signifie à sa femme par l’intermédiaire du frère de cette dernière en le chargeant de lui remettre un petit morceau de bois. Elle enlève alors tous ses bijoux et part immédiatement dans sa famille en laissant une cuiller, une calebasse et une natte.
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Les femmes et les petites filles, à partir de sept ans, ont les cheveux tressés et enduits de beurre. Suivant leur âge et leur condition de fillette, de jeune fille ou de femme mariée, le mode de coiffure diffère. Entre sept et douze ans, elles sont coiffées d’une dizaine de petites tresses longitudinales qui partent du sommet du crâne et rejoignent par devant une tresse transversale, liha, qui encadre le front : de chaque côté et par derrière, d’autres petites nattes, daha, tombent librement. À douze ans, le sommet du front est largement dégagé au rasoir ; trois grosses tresses, döbbö, partant du haut de la tête et rejetées en arrière, séparent en deux la coiffure faite d’une série de petites nattes. Une fois mariée, la femme supprime une des tresses médianes et n’en garde plus que deux qui prennent alors le nom de hiše.
Annie M.-D. Lebeuf, Les populations du Tchad (Nord du 10e parallèle)