Quelque nombreux et variés que soient les secteurs où peut s'exercer l'activité de ces populations, beaucoup d'individus préfèrent ne rien faire et vivre aux crochets des autres. Le fait est plus rare chez les Arabes, âpres au gain, que chez les Somali, les Issa ou les Afar qui le plus souvent vivent au jour le jour et dépensent au fur et à mesure ce qu'ils gagnent. Moins prévoyants, ces derniers ne travaillent souvent que lorsqu'ils n'ont plus assez d'argent pour vivre. Le reste du temps, ils se réunissent devant une tasse de thé dans un café pour discuter entre eux.
R. Muller, « Les populations de la Côte française des Somalis »,
Cahiers de l'Afrique et de l'Asie, V