Dimanche. Jour sans repos. D'écoute. Jour de solstice. Fenêtres ouvertes. Au centre d'un tout. Un busard médite sa proie au-dessus d'un champ. Un homme passe avec un cageot, il me fait un signe de la main. Derrière la maison, les enfants jouent. On entend la scie électrique du voisin. Un coq butine des moucherons sur une rose. Il fait si chaud qu'on n'a pas envie de parler. Quelque chose reste immobile. Il faudrait creuser loin pour trouver un mot, pour faire un geste.
Thierry Metz, Le journal d'un manœuvre (21 juin)